La vie à toutes jambes
Stoppées net dans leur élan de marche en avant
Par un gris après-midi d'automne
En panne sèche ... tu m'étonnes !
*
Pas à pas comme un robot
Arpentant la vie seulement parce qu'il le faut
Cachées sous un long manteau
Errant au niveau zéro
*
Lorsque l'hiver est apparu
Figées dans le froid elles ne couraient plus
Sourdes aux impulsions du cerveau
N'écoutant que le coeur et ses maux
*
Juste là pour porter ce corps
Qui malgré tout n'était pas mort
Alimentaire mon cher Watson
Mais tremblantes de Parkinson
*
Puis le printemps a ressurgi
Peu à peu la circulation s'est rétablie
Des milliers de fourmis les ont envahies
Elles avaient cessé d'être engourdies
*
Laissant tomber le long manteau
Tel une dépouille ou de vieux oripeaux
Encore un peu frais pour mettre à nu la peau
Mais revêtues de bas, elles iraient vers le haut
*
IL avait pris ses jambes à son cou
ELLE traçait à nouveau sa route, libre tout à coup ...
***
Libellés : poème


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