mercredi 28 avril 2010

Ami-Mots

Chacun dans cette vie de solitude
Rêve de ces instants de plénitude
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Magnifiques moments où les heures ne comptent plus
Jours et nuits filant avant qu'on les ait aperçus
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Une nuit à l'affût du temps perdu
Une nuit à l'abri d'un avenir déjà révolu
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Une nuit pour simplement vivre au présent
Une nuit légère comme un souffle de printemps
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Pas à pas laissons pour une fois ce fardeau
Qui jour après jour tente de nous faire courber le dos
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Demain pas plus qu'hier nous ne serons amants
Pour nous pas de noces de diamant
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Donne-moi tes mains emplies de délicatesse
Appelant à toutes les caresses
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Offre-moi ton regard brillant de bleu intense
Laisse-moi me noyer dans cet océan immense
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Parle-moi de ta voix chaude et rocailleuse
Qui fait vibrer tes mots de façon merveilleuse
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Parle-moi encore et souvent
Parle-moi de la vie et du beau temps
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Les maux dits ne sont pas maudits
Les mots tus laissent bouche cousue
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A Toi je veux les dire
Avec Toi je veux être libre
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De mes mots et de mes maux
Pour un petit pas ou un grand galop
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mercredi 14 avril 2010

La vie à toutes jambes

Suspendues dans l'air du temps
Stoppées net dans leur élan de marche en avant
Par un gris après-midi d'automne
En panne sèche ... tu m'étonnes !
*
Pas à pas comme un robot
Arpentant la vie seulement parce qu'il le faut
Cachées sous un long manteau
Errant au niveau zéro
*
Lorsque l'hiver est apparu
Figées dans le froid elles ne couraient plus
Sourdes aux impulsions du cerveau
N'écoutant que le coeur et ses maux
*
Juste là pour porter ce corps
Qui malgré tout n'était pas mort
Alimentaire mon cher Watson
Mais tremblantes de Parkinson
*
Puis le printemps a ressurgi
Peu à peu la circulation s'est rétablie
Des milliers de fourmis les ont envahies
Elles avaient cessé d'être engourdies
*
Laissant tomber le long manteau
Tel une dépouille ou de vieux oripeaux
Encore un peu frais pour mettre à nu la peau
Mais revêtues de bas, elles iraient vers le haut
*
IL avait pris ses jambes à son cou
ELLE traçait à nouveau sa route, libre tout à coup ...
***

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